1987

La Commission des Nations-Unies pour l’environnement et le développement adopte le rapport Brundtland qui met en exergue le report systématique des effets de certaines dégradations de l’environnement (climat, déchets…) vers les générations futures et démontre le fait que les problèmes environnementaux sont inséparables de ceux liés au bien-être humain et au développement économique en général.

Ce rapport plaide pour un autre type de développement, qualifié de « durable », pour permettre « de répondre aux besoins actuels, sans compromettre les possibilités pour les générations futures de répondre à leurs propres besoins ».

Ce rapport est à l’origine du concept de « développement durable » tel qu’on l’entend encore aujourd’hui.

1992

La Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) de Rio de Janeiro, aussi connue sous le nom de « Sommet de la Terre » a mis en avant un concept nouveau pour l’époque : les facteurs sociaux, économiques et d'environnement sont interdépendants et évoluent ensemble. Elle a aussi présenté le concept de développement durable indispensable pour le maintien de la vie humaine sur la planète comme un objectif à atteindre tant aux niveaux local et régional qu’aux niveaux national et international.

Sont à mettre en exergue :

  • Le programme Action 21, un plan d’action en 40 chapitres formulant de multiples recommandations pour réaliser le développement durable du niveau local au niveau international
  • La Déclaration de Rio qui présente les 27 principes du développement durable à suivre pour mettre en œuvre le programme Action 21

2000

Au Sommet du Millénaire, le plus grand rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernement de tous les temps, furent adoptés les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) :

  • Réduire l’extrême pauvreté et la faim
  • Assurer l’éducation primaire pour tous
  • Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
  • Réduire la mortalité infantile
  • Améliorer la santé maternelle
  • Combattre les maladies
  • Assurer un environnement humain durable
  • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

2002

Dix ans après la Conférence de Rio, le Sommet mondial de Johannesburg pour le développement durable adopte une Déclaration politique et un Plan de mise en oeuvre portant sur un ensemble d'activités et de mesures à prendre afin d'aboutir à un développement socio-économique qui tienne compte du respect de l'environnement.

2012

Vingt ans après le premier Sommet de la Terre de Rio, une nouvelle la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, appelée « Rio +20 » s’est à nouveau tenue dans la métropole brésilienne. Dans son rapport final, intitulé « L’avenir que nous voulons », les gouvernements présents se sont engagés à initier un processus en vue d’élaborer des objectifs mondiaux de développement durable (ODD) à l’échéance 2030. Construits sur la base de l’expérience des objectifs du millénaire pour le développement durable dont l’échéance était prévue pour 2015, ces ODD visent à concentrer les efforts et les priorités politiques de tous les Etats et à mobiliser l’ensemble des parties prenantes vers des actions ciblées communes, afin de favoriser la transition vers un développement durable au niveau mondial.

Le texte reconnait aussi l’importance de droits économiques et sociaux, comme le droit à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, le droit à l’eau potable et à l’assainissement.

Documents

Le rapport Brundtland
Le rapport du Millénaire
Le rapport du Sommet mondial pour le développement durable – Johannesburg 2002
L'avenir que nous voulons - Déclaration finale du Sommet de Rio +20