24.11.23

Le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’occasion de rappeler que, sur le lieu de travail, certains comportements constituent du harcèlement sexuel ou sexiste.

Ces violences sont fréquentes et elles touchent tout le monde de près ou de loin, tant dans la sphère privée que professionnelle.

Les conséquences des violences entre partenaires sur les victimes sont multiples, on pense en premier lieu à la santé physique et psychique, on pense moins souvent aux répercussions économiques et aux conséquences sur la vie professionnelle, l’aptitude au travail et le parcours vers l’emploi.

Le 16 novembre dernier, le SPW Intérieur et Action sociale a proposé le webinaire :

« Considérer et intégrer les enjeux liés aux violences conjugales dans le parcours de réinsertion professionnelle ».

Ce webinaire, destiné aux professionnels de la mise à l’emploi, visait à donner des clés de compréhension sur les mécanismes de contrôle et d’emprise et de leur impact sur la vie des victimes, notamment dans leur parcours professionnel ou d’insertion socio-professionnelle.

Quelques chiffres :

  • + de 25 % : En Belgique, on estime que plus d’une femme sur 4 a subi des violences conjugales au cours de sa vie ;
  • 75 % : En Belgique, ces violences altèrent de manière directe ou indirecte les aptitudes au travail pour 75 % des femmes victimes.
  • 44 : En Wallonie, 44 plaintes pour violences dans le couple sont enregistrées chaque jour par la Police ;
  • + de 25 % : En Wallonie, plus d’1 plainte sur 4 pour coups et blessures volontaire concerne des situations de violences conjugales. Des outils sont disponibles pour les victimes, les auteurs, leurs proches et les professionnels.

💻 Le site internet https://www.ecouteviolencesconjugales.be

☎️ Le n° gratuit 0800/30.030

Des progrès en Wallonie ?

violences-femmes
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Malheureusement, le bilan des progrès de la Wallonie vers les Objectifs de développement durable dévoile que l’indicateur relatif à cette thématique n’évolue pas dans le sens de l’objectif fixé à l’horizon 2030.

De manière générale, l’interprétation des évolutions est délicate et nécessiterait une analyse plus approfondie permettant d’analyser les chiffres à l’aune des pratiques policières, des politiques criminelles, des campagnes de sensibilisation, etc.

Quoi qu’il en soit, la tendance de l’indicateur évolue dans le mauvais sens et son niveau reste beaucoup trop élevé par rapport à l’objectif, nous amenant à la conclusion d’un éloignement significatif de l’indicateur.