SWDE
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La Société Wallonne des eaux a obtenu, pour son marché de collecte et de valorisation des déchets, le prix du marché public avec la démarche la plus qualitative. Sandra Corman, du Pôle technique, nous partage son expérience dans le cadre de ce marché.

Pourquoi avoir participé au concours du prix wallon du marché public le plus responsable ?

La Société wallonne des eaux produit et distribue chaque année plus de 100 millions de m³ d’eau en Wallonie. Nous protégeons, captons et distribuons une ressource naturelle vitale et fragile à la fois. La préservation de l'environnement est donc naturellement au cœur de nos préoccupations.

Au travers de notre politique environnementale et notre contrat de gestion, nous nous engageons à maîtriser les impacts environnementaux de nos activités. Utilisation rationnelle de l'énergie et des ressources naturelles, contrôle de la production et du tri des déchets, maîtrise de l'impact de nos ouvrages sur le milieu naturel, sont autant d’actions mises en place.

Participer à ce concours était une opportunité de mettre en avant le savoir-faire, les valeurs et les actions pour le développement durable de la SWDE.

Comment avez-vous travaillé dans le cadre de ce marché de collecte et de valorisation des déchets ?

Nous sommes déjà partis des enseignements du précédent marché !

 Tout au long de la préparation du marché, nous avons consulté différentes parties prenantes. En interne, j’ai questionné les responsables de pôles, les magasiniers des 35 sites concernés, les coordinateurs environnementaux afin d’avoir leurs retours, suggestions d’améliorations, etc. Avec le service Achats, nous avons sondé le marché auprès de différents prestataires potentiels. Plus tard, le service Achats a eu plusieurs contacts avec le Facilitateur social de la Région wallonne sur des questions de distorsion de la concurrence. J’ai échangé à plusieurs reprises sur des critères de sélection avec Cédric Slegers, de la fédération sectorielle des acteurs de l’économie circulaire Go4circle.

Nous avons notamment étudié la possibilité de réserver le marché en rencontrant des acteurs de l’économie circulaire en Région wallonne. Malheureusement, une réservation du marché à leur égard n’était pas envisageable faute d’agréments nécessaires ou d’incapacité, d’un point de vue organisationnel, d’offrir ce service sur tout le territoire wallon. 

Aussi, nous avons décidé de faire des lots par type de déchets et non par région géographique. Ce système permet de collaborer avec des prestataires spécialistes capables de valoriser au mieux chaque type de déchets.

Quels sont les critères qui ont été imposés dans le cahier des charges ?

En sélection qualitative, nous avons imposé la certification de qualité ISO 9001 et de management environnemental ISO 14001.

Au niveau des critères d’attribution, 35% des points étaient attribués à la qualité de l’interface électronique. Un pan important des fonctionnalités exigées permet un suivi et un contrôle de l’exécution du marché,  une traçabilité poussée des déchets, la facilitation de la déclaration annuelle à la Région wallonne de production de Déchets dangereux et un reporting détaillé par site et par type de déchet produit.

Pour éviter le gaspillage papier généré par les bons d’enlèvement de déchets nous imposons dans le cahier des charges de travailler dans un modèle électronique. Cela nous permet d’éviter l’impression de plus de cinq mille bons d’enlèvement!

La prise en compte des coûts se fait via le prix unitaire de location (ou achat), le prix unitaire de vidange et le prix unitaire de traitement.

Comment avez-vous communiqué sur ces nouvelles procédures ?

Un plan de communication complet a été imaginé. Tous les membres du personnel, les personnes de contact sur chaque site, les directeurs de pôles, les équipes SIPP environnement et les coordinateurs environnementaux de chaque pôle ont reçu l’information à propos de ce nouveau marché. Différents moyens de communication ont été employés : mails, réunions, affiches aux valves, news sur le portail interne, article dans le journal interne.

Les Organisations syndicales ont également demandé la mise en place d’un meilleur affichage de tri sur toutes les poubelles de tous les bureaux et réfectoires. Celui-ci complète l’affichage de tri sur les conteneurs.

L’objectif de la communication était d’informer sur la filière de traitement, le rappel du rôle de chacun dans le processus, etc. Nous avons obtenu des réactions/suggestions positives et constatons une conscience environnementale accrue dans le chef de certains membres du personnel.

Quelles sont les retombées positives de ce marché ?

La scission, pour chaque type de déchets, de l’ensemble des prestations (locations/enlèvements/traitements) associé à un rapportage par activité/centre d’exploitation/type de déchet nous permet maintenant d’accompagner et de sensibiliser, en amont du flux, l’ensemble des acteurs. Ceci permet d’influer de manière différenciée sur les comportements à l’origine de la production de déchets.

En outre, l’allotissement par type de déchets a permis l’accès au marché à des entreprises de plus petite taille, favorisant le développement du tissu économique wallon.

En augmentant le nombre de flux, de types de déchets, et le nombre de conteneurs, la SWDE trie plus et mieux. La collecte sélective maintient séparé un flux de déchets en fonction de son type et sa nature afin d’en faciliter le traitement spécifique. Le déchet bien trié implique un coût moindre lors du traitement. En effet, plus il est trié, plus il y a de possibilités de filières : réemploi, recyclage, valorisation, avant l’élimination. Ce nouveau marché s’est révélé moins coûteux que le marché précédent. Nous estimons les réductions du coût à 33% !

Informations et contacts : Sandra Corman, Pôle Technique/ Supply chain Logistique, Tel : 087/342 972 – 0478/641 623, sandra.corman@swde.be