Avant de jeter un bien, il est souvent possible de prolonger sa durée de vie via le réemploi. De nombreux acteurs (ASBL, CPAS, écoles, ressourceries, entreprises d’économie sociale…) peuvent accueillir des biens encore utilisables dans le cadre de leur mission sociale ou non marchande.
Le don par un adjudicateur est autorisé, mais il s’agit d’une exception encadrée :
- le don doit être dûment motivé
- le bien doit être amorti et désaffecté
- la décision doit poursuivre un intérêt public
- le bénéficiaire doit être une organisation désintéressée (ASBL, CPAS, école…)
- la décision doit être prise par l’organe compétent, et une trace écrite doit être conservée (sortie d’inventaire et convention de cession gratuite)
- aucune contrepartie ne peut être exigée, sous peine de requalification en vente
Certains dons à des entités exerçant une activité économique peuvent, dans certains cas, relever de la matière des aides d’état, ce qui impose une vigilance supplémentaire (montant, sélectivité, distorsion potentielle de concurrence).
Pour les dons alimentaires, les règles de sécurité doivent être respectées, notamment les prescriptions de l’AFSCA. Il est recommandé d’indiquer dans la décision motivée que ces règles ont bien été respectées et que l’aliment peut être consommé.
Il sera, le cas échéant, dressé une convention de don avec le bénéficiaire qui règle le fonctionnement de ces donations (par exemple fixant les modalités de dons alimentaires entre l’adjudicateur et les restos du cœur).
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Checklist pour le don :
- Désaffectation si appartient au domaine public et motivation de cette désaffection
- Décision de l’organe compétent motivée
- Sortie d’inventaire
- Convention de cession gratuite
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Bonne pratique : Dans le cadre du déménagement de plusieurs sites de la STIB, 200 blocs de casiers ne répondant plus aux dimensions standards de la STIB ont été proposés au don.
La procédure de don suivait l’ordre : réutilisation interne → vente → don → déchet, avec consultation d’organismes publics ou d’asbl à mission sociale liée à l’hébergement.
Les organismes intéressés devaient préciser les modèles souhaités, le nombre de pièces et les délais de collecte, selon le critère du “1er arrivé, 1er servi”.
Dix organismes ont été consultés et cinq ont pu récupérer des casiers, avec des contrats de donation réalisés en collaboration avec le département Legal, transférant propriété et risques.
Les biens ont été donnés dans l’état, sans garantie, à des fins de revalorisation et réutilisation par le donataire dans le cadre de sa mission sociétale ; ils ne peuvent en aucun cas être jetés, vendus ou commercialisés.
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