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Pas de soutien à une pause climatique au sein de la population belge
Les résultats de la 6ᵉ enquête nationale sur le climat confirment que le changement climatique reste une priorité majeure pour la population belge. Une large majorité rejette toute « pause climatique » et plaide pour maintenir, voire accélérer, l’action climatique en Belgique et en Europe
Les résultats de la sixième enquête nationale sur le climat réalisée par le SPF Santé publique montrent que le changement climatique reste une préoccupation urgente et durable pour la population belge. Ainsi, 78 % des Belges estiment que le changement climatique doit être traité de toute urgence. Par ailleurs, il n’existe aucun soutien sociétal en faveur d’un ralentissement de la transition climatique : plus de 8 Belges sur 10 considèrent que la Belgique et l’Union européenne doivent au minimum maintenir le rythme actuel, voire l’accélérer. Il n’est donc pas question d’une quelconque « pause climatique » au sein de la population.
Tous les quatre ans, le Service fédéral Changements climatiques organise une enquête nationale visant à mieux comprendre les connaissances, les attitudes et les attentes de la population belge en matière de changement climatique. L’enquête analyse notamment la perception des risques climatiques, les attentes vis-à-vis des politiques aux niveaux international, européen et belge, les comportements individuels ainsi que le soutien attendu de la part des autorités publiques.
La sixième édition de cette enquête, publiée la semaine du 24 avril, a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population belge entre janvier et février 2026. Ses résultats confirment que le climat et l’environnement restent des priorités importantes dans l’opinion publique. Une large majorité de la population estime en outre que la Belgique et l’Union européenne doivent par ailleurs maintenir le rythme actuel de l’action climatique, voire l’accélérer.
Pour Jean-Luc CRUCKE, Ministre de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale : « Les résultats de cette enquête sont très clairs et particulièrement parlants. Ils démontrent que l’action climatique reste une attente forte et constante de la population belge – tant en ce qui concerne l’adaptation qu’en ce qui concerne l’atténuation. La crise actuelle des énergies fossiles n’indique d’ailleurs pas un autre signal que celui de la nécessité impérieuse de poursuivre la transition. Ces résultats doivent pleinement nourrir et orienter notre action politique à tous les niveaux de pouvoir, afin de répondre à cette demande sociétale de manière cohérente et ambitieuse ».
Principaux résultats et conclusions :
- Il n’existe pas de réel soutien à une « pause climatique » au sein de la population : pour les répondants, tant l’Europe que la Belgique doivent au minimum maintenir le rythme actuel de la transition (44 %) ou même l’accélérer (respectivement 38 % et 39 %), selon les répondants.
- Une large majorité des répondants se disent préoccupés par le dérèglement climatique (72 %).
- Les principales inquiétudes liées au dérèglement climatique concernent l’augmentation des catastrophes naturelles (70 %) et les fortes chaleurs en été (33 %).
- 73 % attribuent le changement climatique aux activités humaines, tandis que 17 % l’expliquent encore principalement par des phénomènes naturels, ce qui souligne l’importance persistante de l’éducation et de la sensibilisation aux questions climatiques.
- 67 % estiment que nos modes de vie devront évoluer de manière significative pour faire face au dérèglement climatique.
- La répartition équitable des efforts est une condition essentielle : pour 61 % des répondants, il s’agit du principal facteur d’acceptation des changements nécessaires.
- Pour la population belge, les progrès technologiques seront également une source de solutions pour faire face au dérèglement climatique, mais de manière plus nuancée : 45 % y adhèrent, tandis que 36 % adoptent une position neutre.
- La transition climatique est principalement perçue comme une opportunité pour la santé (55 %) et l’environnement (72 %). Une part moindre de répondants y associent des bénéfices économiques, tels que l’emploi en Belgique (34 %), l’économie belge (41 %) ou la compétitivité des entreprises européennes (34 %).
- Une très large majorité (73 %) soutient néanmoins un renforcement de la production et de la consommation européennes, notamment afin de réduire indirectement les émissions mondiales.
- 70 % des répondants estiment que les pouvoirs publics doivent agir contre la désinformation.
- Les personnes envisageant une rénovation énergétique de leur logement expriment principalement un besoin de soutien financier (58 %) et de conseils techniques (47 %). Plus d’un tiers des répondants indiquent ne pas être suffisamment informés sur les dispositifs d’aide existants ni sur les autorités compétentes, ce qui met en évidence un besoin accru d’information.
Plus d’informations :
- Pour consulter la 6e enquête nationale sur le climat, cliquez ici.
Source texte : Pas de soutien à une pause climatique au sein de la population belge
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