Zoom sur une cuisine centrale exemplaire en matière de développement durable
Fin 2025, la ville de Tours a inauguré sa nouvelle cuisine centrale en vue de garantir une alimentaire saine et respectueuse de l'environnement. Laissez-vous inspirer par cette infrastructure française, destinée à garantir des repas bio, en circuit court et locaux.
En octobre 2025, la Ville de Tours a inauguré sa nouvelle cuisine centrale durable, un équipement de 2 700 m² capable de produire jusqu’à 11 000 repas par jour à destination des écoles, crèches et restaurants communaux. Le projet, d’un montant de 22 millions d’euros, bénéficie du soutien de l’ADEME, notamment pour la dépollution du site et la mise en place de solutions de réemploi.
Une alimentation plus saine et locale
La cuisine vise une offre composée à 100 % de fruits et légumes biologiques, issus autant que possible de circuits courts. Un atelier « légumerie » permet de transformer plus de 2 tonnes de fruits et légumes par jour, et des fours à cuisson lente optimisent la qualité nutritionnelle tout en réduisant la consommation énergétique.
Un bâtiment à faible impact environnemental
Construite sur une ancienne friche industrielle dépolluée, l’infrastructure mise sur des matériaux bas carbone et prévoit l’installation de 1 600 m² de panneaux photovoltaïques, couvrant près d’un cinquième de ses besoins énergétiques. L’eau de pluie est récupérée pour les usages techniques, et les biodéchets sont valorisés via le compostage ou la méthanisation. Le renouvellement de la flotte de véhicules en électrique permet d’éviter 9,6 tonnes de CO₂ par an, malgré l’augmentation des trajets dus à l’approvisionnement local.
Une révolution du réemploi
Pour respecter les lois AGEC et EGALIM, la Ville de Tours abandonne les 20 tonnes annuelles de contenants jetables au profit de 14 000 bacs réutilisables en inox, dont la durée de vie estimée de 15 ans évitera l’émission de plus de 2 000 tonnes d’équivalent CO₂. Une laverie dédiée a été créée et soutenue par l’ADEME pour un investissement global de 1,57 million d’euros.
Un projet structurant et mobilisateur
La transition vers le réemploi s’accompagne d’une réorganisation complète du cycle de production et d’une formation du personnel, condition essentielle à la réussite du projet.