Foire aux questions de l'appel à projets « Projets Alimentaires Territoriaux »

Foire aux questions liée à l'appel à projets « Projets Alimentaires Territoriaux »

Veuillez noter que :

Veuillez également noter que :

L’appel à projets vise en particulier les acteurs dont les missions incluent les missions stratégiques définies dans le Vademecum de l’appel à projets (voir section 2.2.2.1), comme les porteurs de projets de CPA local, CRA, MAD...  Si ces acteurs envisagent d’élargir leur périmètre à d’autres partenaires, cela reste bien entendu possible ; il leur appartiendra alors d’en définir les modalités, notamment (1) en termes de rôles et de responsabilité dans la gouvernance et/ou la mise en œuvre du projet alimentaire territorial et (2) quant au caractère financé ou non de cette participation.

Pour le dire autrement, parmi les structures faisant partie d’un consortium « PAT », on distingue :

- Le porteur de projet, soit le représentant du consortium vis-à-vis de l’administration – cet acteur ne peut être un acteur économique, même à finalité sociale ;

- Des partenaires financiers, soit des acteurs qui bénéficient d’une partie de l’enveloppe budgétaire « PAT » consacrée à leur territoire pour la réalisation de missions stratégiques et/ou opérationnelles ;

- Des partenaires non-financiers, soit des acteurs qui ne bénéficient pas de l’enveloppe budgétaire « PAT » confiée à leur territoire, mais qui contribuent d’une façon ou d’une autre aux missions stratégiques et/ou opérationnelles du projet alimentaire territorial en question.

Il est tout à fait possible, au sein des consortiums « PAT », de prévoir, à titre d’exemple, un groupe restreint en charge de la gouvernance du PAT et un groupe élargi incluant des partenaires opérationnels (ceci serait alors décrit à la question I.B du formulaire de candidature détaillée).

La configuration ci-dessus permet aux lauréats de l’appel à projets de réserver une partie de l’enveloppe budgétaire de leur territoire à la rémunération de partenaires identifiés au moment du dépôt de la candidature. Cela n’empêche pas l’identification future de partenaires, qu’ils soient rémunérés au moyen d’une part du budget « PAT » réservée à cet effet (et sélectionnés via marché public si le responsable de la dépense est un pouvoir adjudicateur) ou non. On peut également imaginer qu’un budget complémentaire (par exemple : privé) vienne renforcer le projet alimentaire territorial.

Réponses aux questions

Organisations éligibles

Les provinces, communes et CPAS sont-ils éligibles à l'appel à projets ?

L’appel à projets vise des acteurs de tout type, indépendamment de leur statut.

Toutefois, il convient de rappeler que le porteur d’un PAT doit impérativement être en capacité de représenter le territoire concerné. Dès lors, une province, une commune ou un CPAS ne peut raisonnablement pas assumer ce rôle, les périmètres des PAT ne correspondant pas à leurs territoires. Cela n’exclut toutefois pas la participation d’une province, d’une commune, d’un CPAS ou de tout acteur actif sur un territoire spécifique en tant que partenaire au sein du consortium.

Est-ce qu'un acteur sans expérience dans le secteur de l'alimentation durable peut être le porteur d'un PAT ?

Pour rappel, dans le cas d’un consortium d’acteurs, le porteur d’un PAT est l’acteur qui coordonne le projet et le rapportage commun en collectant les pièces nécessaires auprès de ses partenaires. Il gère le budget de la subvention, et est à ce titre le point de contact privilégié de l’administration. Il ne peut pas être un acteur économique, même à finalité sociale.

Si cela est organisé de la sorte par les acteurs qui s’associent dans un PAT et que le consortium d’acteurs dans son ensemble répond aux critères du public cible de l’appel à projets (voir section 2.3 du Vademecum), il est possible – bien que peu probable qu’un acteur sans expérience en alimentation durable se présente comme porteur d’un PAT.

Est-ce qu'une ABSL adossée à un acteur économique peut être porteuse d'un PAT ? Si oui, comment garantir sa neutralité ?

Le Vademecum indique que « Le porteur d’un PAT ne peut être un acteur économique, même à finalité sociale ». Le statut (p. ex. : ASBL) ne présage pas du caractère économique d’un acteur, mais bien ses intérêts. En effet, cette disposition vise à garantir sa neutralité. Tel qu’indiqué dans les critères d’éligibilité de l’appel à projets (section 3.2 du Vademecum) : « Le projet doit avoir comme finalité "des services destinés aux citoyens ou être fournis dans l’intérêt de la société dans son ensemble[1] ", et non aux fins de quelques structures en particulier. Les missions des PAT doivent bénéficier à tout le territoire ».

 

[1] Cfr Régime d’aide d’état

Est-ce qu'une structure dont le siège social est situé en Flandre ou à Bruxelles est éligible dans le cadre de cet appel à projets ?

Une structure dont le siège social n’est pas en Wallonie peut être partenaire (mais pas porteuse) d’un PAT à condition que son action soit ancrée en Wallonie.  

Est-ce qu’une structure dont l’action se situe à l’échelle du bassin de vie (niveau micro) ou à l’échelle régionale ou au-delà (niveau macro) est éligible dans le cadre de cet appel à projets ?

Le déploiement des PAT est prévu à l’échelle méso (voir section 2.1.2 du Vademecum). Toutefois, les structures dont l’action s’étend au niveau micro ou macro sont éligibles dans le cadre de cet appel à projets. La contribution de structures « micro » ou « macro » comme partenaires au sein d’un consortium d’acteurs à l’initiative d’un PAT peut être pertinente si ces structures contribuent à la réalisation de missions visées par le projet alimentaire territorial.

Est-ce qu’une intercommunale peut répondre à l’appel à projets ?

Oui. Cependant, les intercommunales sont considérées comme des acteurs économiques et ne peuvent dès lors pas être porteuses d’un projet de PAT.

Est-ce qu'un acteur macro peut être porteur d'un consortium PAT ?

L’appel à projets vise en particulier les acteurs agissant à l’échelle méso dont les missions incluent les missions stratégiques définies dans le Vademecum de l’appel à projets (voir section 2.2.2.1) comme les porteurs de projets de CPA local, CRA, MAD...  Si ces acteurs envisagent d’élargir leur périmètre à d’autres partenaires, cela reste bien entendu possible ; il leur appartiendra alors d’en définir les modalités, notamment (1) en termes de rôles et de responsabilités dans la gouvernance et/ou la mise en œuvre du projet alimentaire territorial et (2) quant au caractère financé ou non de cette participation.

Peut-il y avoir plusieurs porteurs de projet au sein d'un consortium PAT ?

Non. Il ne peut y avoir qu'un seul porteur de projet qui portera la voix du consortium dans les contacts avec l'administration. Cela n'empêche pas l'organisation d'une gouvernance partagée au sein du consortium du projet.

Quelle est la place des acteurs macro comme l'APAQ-W, le Collège des producteurs, la Cellule Manger Demain, CREALIM, etc. dans les PAT ?

Ces acteurs ne sont pas des publics cibles de l’appel à projets. Cependant, ce sont des acteurs pertinents dans l’écosystème des PAT soutenus par la Région au niveau macro. Leurs missions sont définies au niveau de la région pour des objectifs bien précis et souvent pour une compétence précise. Il est évidemment souhaité que les PAT s’appuient sur les délivrables réalisés par ce genre de structures pour en bénéficier.  La volonté est de déployer un appui mutuel entre le niveau régional et le niveau territorial. Les PAT pourront donc également faire remonter à ces structures (gouvernance expliquée ultérieurement à ce sujet) leurs réalités spécifiques afin d’assurer leur prise en compte.

Avez-vous un exemple concret de partenariat ?

Voici des exemples donnés lors des séances d’information (5/3/26). Comme expliqué en introduction de cet appel à projets, cet appel à projets vise en particulier des acteurs agissant à l’échelle méso de type CRA, CPA locaux et MAD. Il n’est toutefois pas exclu que le consortium PAT constitue un partenariat comprenant des acteurs agissant à une échelle macro ou micro ou un autre type d’acteur « méso ».

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Ces acteurs définissent entre eux leur gouvernance et la mise en place éventuelle de comités stratégique et opérationnel au sein du consortium par exemple (cf. questions de la section « Mise en œuvre de projets alimentaires territoriaux » pour plus de détails sur la gouvernance du PAT).

Comment se construisent les consortiums ?

Cette responsabilité est laissée aux acteurs des territoires qui se regroupent selon leurs affinités et leur complémentarité. Afin de favoriser la connaissance mutuelle des acteurs d’un territoire, l’administration a réalisé pour chaque territoire une liste d’acteurs s’étant faits connaitre dans le cadre des séances d’information organisées le 5/3/26. Ces listes sont disponibles ici.

Faut-il un véhicule juridique pour être bénéficiaire de la subvention PAT (membre du consortium en tant que porteur ou partenaire financier) ?

Oui, l'exemple type est celui d'une ASBL. Une association de fait n'est pas éligible.

Est-il obligatoire d'avoir un acteur issu du secteur de la santé dans le consortium du projet ?

Non, ce n’est pas une exigence. Il en va de même pour les acteurs issus d’autres secteurs. La compétence spécifique peut s’appuyer sur la vulgarisation, l’usage d’expertise du niveau macro par exemple. Par contre, le dossier de candidature doit démontrer la capacité du PAT à contribuer à chaque objectif stratégique de la transition (Accessibilité, Santé et nutrition, Prospérité socio-économique, Economie sociale, Environnement) en répondant à la fois aux critères thématiques et aux critères transversaux définis dans l’appel (cf. Critères d’éligibilité Vademecum section 3.2.).

Séance d'informations

Un enregistrement des séances d'informations sera-t-il possible pour les personnes absentes ?

Non, il n’est pas prévu d’enregistrer les séances d’informations. Toutes les informations ressortant de ces séances seront toutefois disponibles sur le site développement durable/la FAQ de l’appel à projets.

Est-il possible d’assister à distance aux séances d’informations ?

Non. Toutes les informations ressortant de ces séances seront toutefois disponibles sur le site développement durable/la FAQ de l’appel à projets.

Où auront lieu les séances d’informations ?

Les séances d'informations prévues le 5 mars 2026 auront lieu dans les bâtiments du Service public de Wallonie, au Cap Sud (Boulevard Ernest Mélot 50, 5000 Namur).

Retrouvez ici plus d’informations sur l’organisation de ces séances et le lien pour vous y inscrire (inscription obligatoire).

Aux séances d'informations étaient disponibles des documents papier pour chaque territoire recensant chacun une liste d'acteurs. Est-il possible d'en disposer (format électronique) ?

Pour chaque territoire, l'administration a recensé les acteurs s'étant fait connaître via le formulaire d'inscription aux séances d'informations dans un document disponible ci-dessous.

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Territoires PAT

Comment les territoires ont-ils été définis ?

Le découpage des territoires des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) repose sur une approche pragmatique et hybride, dans un contexte où il n’existe pas de cartographie officielle des bassins de consommation alimentaire et où différents territoires se recoupent (cela impliquant des arbitrages).

Les territoires des Organisations Locales de Santé (OLS) ont constitué un point de départ structurant, en raison du lien étroit et reconnu entre alimentation durable et santé publique, l’alimentation étant un déterminant majeur de la santé.

Cela permet d’assurer une certaine lisibilité institutionnelle, une couverture complète du territoire wallon et une cohérence avec les politiques de santé existantes.

Toutefois, les OLS sont fondées sur des déterminants spécifiques liés aux flux de soins et à l’offre de services de santé, qui ne sont pas entièrement transposables aux politiques alimentaires. Les besoins poursuivis, les acteurs mobilisés et les dynamiques territoriales diffèrent en effet sensiblement entre les champs de la santé et de l’alimentation durable, rendant un alignement strict peu pertinent.

Le découpage des PAT intègre dès lors d’autres dimensions essentielles, telles que les dynamiques alimentaires existantes (Conseil de politique alimentaire, maison de l’alimentation durable, ceinture alimentaire, les périmètres des GAL et des Parcs naturels) ainsi que les zones d’orientation technico-économique (OTE), afin de respecter les réalités agricoles et les logiques de structuration des filières.

Cette approche permet de préserver des écosystèmes territoriaux matures et d’éviter la fragmentation des partenariats locaux. Les territoires PAT restent globalement proches des OLS en termes de périmètre communal, tout en s’en écartant lorsque cela s’avère nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques des territoires.

La composition d'un territoire PAT est-elle fixe ou peut-elle être adaptée avec l'ajout d'une commune proche, sous réserve d'une argumentation et d'une volonté affichée des acteurs pertinents concernés dans cette commune ?

La composition des territoires PAT définie dans l’appel à projets constitue le référentiel officiel sur lequel repose l’analyse et la sélection des candidatures.

Il est toutefois possible pour les porteurs de projet de proposer un périmètre différent de celui prévu, pour autant que cette adaptation soit accompagnée d’une argumentation circonstanciée démontrant sa pertinence ainsi que la mobilisation des acteurs concernés sur le territoire proposé.

Toute proposition de périmètre alternatif sera adressée à l’administration au travers du dossier de candidature et fera l’objet d’une évaluation par le jury, au regard des critères de cohérence territoriale et de conformité avec les objectifs du dispositif. Cette évaluation n’implique cependant aucune garantie d’acceptation du périmètre proposé.

Ambition pour les PAT

Est-ce que les PAT dont les missions sont inspirées des missions actuelles des Ceintures et Réseaux Alimentaires, CPA locaux et Maison de l’alimentation sont amenés à remplacer ces structures (CRA, CPA locaux, MAD) en Wallonie ?

L'ambition du Gouvernement wallon est bien de restructurer le soutien aux dynamiques alimentaires territoriales en finançant à l'avenir des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) qui intègrent les différentes dimensions santé, action sociale, économie sociale, environnement et développement durable et dont les missions (voir section 2.2.2 du Vademecum) sont coordonnées, plutôt que de financer des projets isolés.

Il estime en effet que ce nouveau dispositif renforcera l’atteinte des objectifs régionaux de transition vers un système alimentaire durable tout en sécurisant le soutien des acteurs de terrain.

Les acteurs à la base des PAT restent libres de conserver leurs structures propres, de les faire évoluer dans la cohérence de la dynamique partenariale se mettant en place sur leur territoire, de créer de nouvelles structures...

Mise en œuvre des Projets Alimentaires Territoriaux

Quelles sont les structures d’accompagnement « en Alimentation, financées dans le cadre de la politique alimentaire wallonne et agissant à un niveau macro » susceptibles de faire partie du comité d’accompagnement des PAT (voir section 2.1.3.3. du Vademecum) ?

Il s’agit de structures régionales susceptibles d’orienter/d’accompagner les projets alimentaires territoriaux dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur projet. Leur participation au comité d’accompagnement sera fixée en fonction de la pertinence de leur expertise au vu des missions réalisées par les PAT lauréats.

Comment pouvons-nous envisager de satisfaire à la demande que les orientations des PAT soient reliées aux feuilles de route du plan d’actions régional (voir section 2.2.1.2 du Vademecum) étant donné que les feuilles de route sont encore en cours d’élaboration (et donc que leurs orientations finales ne sont pas encore connues) et que l’enveloppe que chaque PAT recevra sera fermée ?

L’exigence de cohérence entre les orientations des PAT et les feuilles de route du plan d’actions régional vise à assurer l’alignement stratégique de l’ensemble de ce plan. Nous sommes conscients que ces feuilles de route sont encore en cours d’élaboration et que leurs orientations définitives ne sont pas encore connues au moment du dépôt des candidatures.

Dans ce contexte, il est attendu des porteurs de projet qu’ils démontrent leur capacité à s’articuler avec les feuilles de route régionales en construction, en s’appuyant sur les éléments déjà disponibles comme les priorités régionales et sur les objectifs structurants du dispositif « PAT ».

Des interactions régulières seront organisées entre la Région et les PAT, en tant que relais territoriaux, afin de permettre une intégration progressive des orientations plus précises des futures feuilles de route au fil de la mise en œuvre des projets territoriaux.

D’ailleurs, ces interactions se feront dans les deux sens : si les PAT sont invités à s’articuler avec les orientations régionales, les feuilles de route en cours d’élaboration seront également construites en cohérence avec les dynamiques et les actions portées par les PAT, de manière à garantir une convergence globale et une complémentarité des interventions sur le territoire wallon.

Cette exigence n’implique en aucun cas une extension des obligations des porteurs de projet au-delà des moyens prévus par l’appel à projets.

Le vademecum de l’appel à projets précise que « L’acteur responsable de la mise en place de l’instance de gouvernance participative ne peut pas être juge et partie ». Qu’est ce que cela signifie concrètement ?

Cette phrase ne constitue pas une exclusive en termes de profil d’acteur. Cela signifie que l’acteur qui met en place et anime l’instance de gouvernance ne doit pas influencer les travaux et avis produits par cette instance en exprimant ou en imposant son propre point de vue. L’acteur responsable de la mise en œuvre de l’instance de gouvernance participative doit être neutre, afin de garantir une gouvernance transparente, équilibrée et réellement participative.

Concrètement, l’animateur facilite les échanges, organise les réunions et veille au bon fonctionnement de l’instance, mais il n’exprime pas son avis et ne cherche pas à orienter les discussions selon ses intérêts ou ses préférences.

« Gouvernance du PAT » et « Instance de gouvernance » : quelles différences ? Quelles sont les exigences en termes de neutralité ?

La gouvernance du PAT désigne les rôles et responsabilités des membres du consortium PAT ainsi que son fonctionnement. C’est le cadre et les règles qui permettent de prendre des décisions pour le PAT.

Comme indiqué dans la section du vademecum relative aux critères d’éligibilité « Le projet doit avoir comme finalité des services destinés aux citoyens ou être fournis dans l’intérêt de la société dans son ensemble », et non aux fins de quelques structures en particulier. Les missions des PAT doivent bénéficier à tout le territoire ». Par conséquent, le porteur de projet (soit le représentant du PAT vis-à-vis de l’administration et donc le garant de la réalisation du projet) ne peut être un acteur économique.

L’instance de gouvernance est un lieu de participation et d’échange sur le système alimentaire d’un territoire. Elle rassemble un large nombre d’acteurs agissant aux échelles méso et micro afin être représentative du système alimentaire dans ses activités et thématiques. Elle vise à nourrir le consortium PAT afin qu’il pense un projet alimentaire territorial au plus proche des réalités et besoins de son territoire. L’instance de gouvernance est mise en place et coordonnée par un acteur du consortium du PAT dans le cadre des missions stratégiques du PAT. Cet acteur ne peut être juge et partie dans les travaux de cette instance (voir question précédente pour savoir ce que cela signifie plus précisément).

Pouvez-vous donner un exemple de « Gouvernance du PAT » ?

Pour reprendre un exemple présenté en séance d’information, à titre purement illustratif, nous pourrions avoir un consortium formé de la sorte : Un Conseil de Politique Alimentaire (CPA) local comme porteur du projet avec comme partenaires une Maison d’Alimentation Durable (MAD) et une ASBL de sensibilisation à une consommation saine et durable. Ce consortium pourrait trouver pertinent d’organiser sa gouvernance en formant en son sein :

  1. Un comité stratégique responsable de définir les orientations stratégiques du PAT – celui-ci pourrait être formé du CPA local et de la MAD (acteurs méso).
  2. Un comité opérationnel responsable de la coordination des missions opérationnelles du PAT – celui-ci pourrait comprendre le CPA local, la MAD ainsi que l’ASBL agissant au niveau micro en matière de sensibilisation à une alimentation saine et durable.

Cet exemple est illustré sur l’image ci-dessous.

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Est-il attendu des PAT de travailler au niveau des filières ?

Oui, mais dans un cadre clairement défini. Les missions opérationnelles concernant l’offre visent spécifiquement à la fois la facilitation et le renforcement des approvisionnements locaux et durables (dont bio), et à la fois l’amélioration des environnements alimentaires. Ainsi, les PAT peuvent agir sur l’offre et contribuer à dynamiser des segments de filières locales dans la mesure où cela répond à une demande territoriale et vise à garantir une meilleure disponibilité d’aliments sains et durables pour les consommateurs.

En revanche, les PAT ne sont pas chargés du développement de filières à l’échelle macro. Ce travail structurel est mené au niveau wallon par les acteurs mandatés, dont l’asbl Socopro qui est en charge des Plans stratégiques de développement des filières.

Etant donné la volonté de l’administration, dans le cadre de l’accompagnement des PAT, de mettre en place un travail de co-construction avec les PAT lauréats sur l’élaboration d’un dispositif de suivi/d’évaluation des PAT, ferions-nous mieux d’attendre ces travaux collectifs avant de travailler à nos diagnostics ?

Non, il n’est pas nécessaire d’attendre les travaux de co-construction pour avancer sur votre diagnostic. Celui-ci reste un outil précieux pour identifier les priorités de votre territoire et positionner les missions opérationnelles et les actions de votre PAT. La réalisation d’un diagnostic et d’une priorisation des enjeux est d’ailleurs un pré-requis avant de démarrer des missions opérationnelles. Néanmoins, comme indiqué en réunion d’information, la réalisation du diagnostic ne doit pas obligatoirement être finalisée en amont de la remise d’un projet, et peut faire l’objet de la première étape du projet financé. Le formulaire de candidature a été construit de manière à considérer ces deux types de réalités.

En ce qui concerne les travaux de co-construction avec les lauréats des PAT, les contours de ces travaux seront définis avec les lauréats en tenant compte des réalités de chacun et de l’objectif collectif souhaité. Il est en tout cas important de rappeler que diagnostic et suivi/évaluation ne se recouvrent pas : ils sont complémentaires. Le premier décrit la situation de départ, le second permet de mesurer les effets des actions dans le temps. Il pourrait, par exemple, être décidé d’élaborer un cadre commun pour le suivi/évaluation, mais aussi — si les acteurs le jugent pertinent — pour le diagnostic. Ces choix seront construits collectivement.

Financement

Quelle est l’importance donnée à la population et à la superficie des territoires dans la définition des montants octroyés à chaque PAT ? Quelle part du budget total de l’appel à projets est réservée à chaque territoire sur base des critères de superficie et de population ?

L’enveloppe globale disponible pour l’appel à projets sera répartie entre les lauréats en fonction des critères annoncés : superficie et population du territoire, qualité et maturité des projets. Ces critères orientent l’analyse, mais ils ne correspondent pas à une formule automatique. Le jury doit conserver une marge d’appréciation pour garantir une répartition équitable et adaptée aux besoins réels de chaque projet, tout en respectant l’équilibre global de l’enveloppe.

Par ailleurs, le jury veillera à attribuer un budget qui reste cohérent avec le niveau de financement pouvant être maintenu dans la durée, afin d’éviter des fluctuations importantes lorsque le projet atteindra son rythme de croisière.

Est-ce que les éventuels futurs appels à projets en matière d’alimentation seront réservés aux membres des consortiums PAT lauréats de l’appel à projets PAT ?

Aucun autre appel à projets en matière d’alimentation n’est prévu à ce stade.

Pourquoi la durée du financement est-elle de 2 ans ?

Cet appel vise à structurer les actions de transition dans les territoires. Une période de deux ans a été jugée nécessaire pour aboutir à une nouvelle structuration cohérente et efficace. Une fois le cadre structuré et stabilisé, l’ambition est de pérenniser le financement des PAT. Les modalités de cette pérennisation ne sont pas encore établies. Cette période est nécessaire afin d’atteindre un niveau de maturité suffisant pour les territoires.

Ces deux années offrent un temps indispensable pour tirer les enseignements de l’expérience menée sur le terrain. Elles permettent d’identifier ce qui fonctionne, ce qui doit être ajusté et ce qui doit être renforcé. C’est grâce à ce retour d’expérience que nous pourrons définir plus précisément les futures lignes directrices et construire, à terme, un modèle de financement pérenne, efficace et aligné sur les besoins réels des territoires.

Si certaines missions sont prévues sur une durée supérieure à 2 ans, doit-on les indiquer dans le dossier de candidature ?

Ce n’est pas obligatoire, mais vous pouvez tout à fait les mentionner. Pour faciliter la compréhension  de votre dossier par les membres du jury, veuillez toutefois distinguer clairement :

  • les actions prévues dans les 2 années couvertes par la subvention PAT
  • les actions que vous envisagez au-delà de cette période

Il est toutefois essentiel de préciser que la mention d’actions postérieures aux 2 ans n’engage en rien un financement supplémentaire. Les subventions qui découleront de cet appel couvriront uniquement une période de 2 ans. La Wallonie travaille à la mise en place d’un financement structurel pour la suite, mais cette perspective reste à confirmer et ne peut être considérée comme acquise à ce stade.

Comment seront organisés les flux financiers pour les partenaires d'un consortium ? Y aura-t-il un seul paiement au porteur du PAT ou chaque partenaire est-il responsable de ses activités, rapports et gestion de subside ?

Comme indiqué dans le Vademecum des dépenses éligibles de l’appel à projet (mis à jour le 10/3/26), le porteur de projet est le représentant du projet vis-à-vis de l’administration. Cet acteur :  

  • Est le garant de la réalisation du projet, de la remise des justificatifs et de la bonne utilisation des fonds auprès de l’administration. Il est à ce titre l’unique interlocuteur de l’administration en ce qui concerne ces aspects administratifs. 
  • Perçoit l’entièreté du montant octroyé au consortium d’acteurs pour la réalisation du PAT, qu’il redistribue à ses partenaires financiers selon la répartition prévue au sein des tableaux budgétaires de la subvention et le fonctionnement prévu au sein de la convention de partenariat.  

Autour de quel montant devons-nous monter notre projet ?

L’enveloppe totale pour cet appel à projets est de 6 millions d’euros pour 2 ans et 10 PAT, soit en moyenne 300 000€  par an par territoire. Veuillez toutefois noter que cette enveloppe globale sera affectée entre les 10 territoires par le jury selon les critères et la logique expliquée plus haut (voir 1re question de cette section « financement » de la FAQ).

Que se passe-t-il si un projet se voit sélectionné avec un budget revu à la baisse par rapport au montant sollicité au sein de la candidature ?

Il est attendu des consortiums d’acteurs candidats à cet appel à projets de proposer des projets réalistes au vu de l’enveloppe budgétaire disponible et du nombre de projets à soutenir (voir question précédente). Cela en ira de la crédibilité des projets.

Toutefois, en effet, le jury pourrait être amené à diminuer l’enveloppe octroyée à un projet sélectionné. Dans ce cas, l’administration prendra contact avec les candidats pour échanger sur la faisabilité de mener son projet avec le budget décidé. Des modifications dans les missions proposées par le consortium pourraient être effectuées. Si ces échanges ont lieu, ils devront se tenir dans un laps de temps court afin de garantir le financement des PAT à partir du 1er juillet.

Doit-on attendre des moyens complémentaires issus des autres feuilles de route pour la réalisation des missions opérationnelles ?

Non. Le budget alloué à chaque PAT vise la réalisation à la fois des missions stratégiques et des missions opérationnelles du PAT (selon une répartition laissée libre aux consortiums PAT). Une priorisation des missions opérationnelles sera également nécessaire – sur base de l’analyse des enjeux du territoire (diagnostic).

Est-ce que la subvention couvre 100 % des frais du PAT ?

La subvention peut couvrir 100%  des frais de mise en œuvre du PAT. Autrement dit, il n’y a pas d’obligation d’apporter une part de fond propre au financement du projet. Il est toutefois possible de renforcer la mise en œuvre du PAT avec un financement complémentaire s’il existe. Les autres subventions sollicitées (obtenues ou en attente de réponse) sont à mentionner au sein du formulaire de candidature.

Questions administratives

Que représente la charge de travail administrative du porteur de projet ?

La charge de travail administrative du porteur de projet correspond aux obligations nécessaires pour assurer le suivi et la bonne utilisation des fonds publics octroyés. Concrètement, le porteur de projet devra :

  • Transmettre, pour chaque tranche de subvention, un rapport d’activité, un récapitulatif des dépenses engagées ainsi que les pièces justificatives correspondantes ;
  • Participer aux comités d’accompagnement prévus dans le cadre du dispositif.

À ce stade, la fréquence des comités, le calendrier de rapportage et le nombre de tranches de subvention ne sont pas encore connus. Nous veillerons toutefois à trouver un équilibre raisonnable entre les exigences administratives — indispensables pour garantir la transparence et valoriser les actions menées — et la charge de travail que cela représente pour les porteurs de PAT, afin que ces obligations restent proportionnées et gérables.

Dépenses éligibles – Est-ce que les frais de location de salle sont éligibles ?

Dépenses éligibles – Est-ce que la rémunération de prestataires externes au consortium constitue une dépense éligible ?

Oui, à condition qu’ils puissent fournir une preuve de dépense. Ces frais sont comptabilités au sein du poste budgétaire « frais de fonctionnement » (voir Annexe A_Dépenses éligibles). Si la structure qui rémunère ce prestaire est un pouvoir adjudicateur, ce prestataire doit être sélectionné en respectant les règles de publicité et de mise en concurrence de la loi sur les marchés publics (plus d’infos ici).

Est-ce que les transferts budgétaires entre postes de dépenses (frais de personnel, frais de fonctionnement, frais généraux) sont possibles ?

Oui, des transferts entre postes budgétaires par rapport aux tableaux budgétaires remis au sein de la candidature sont possibles en cours de mise en œuvre du projet, pour autant qu’ils soient dûment motivés et acceptés par le comité d’accompagnement. Cette flexibilité permet d’épouser le caractère évolutif du projet.